Monique Royer
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De 1998 à 2015, du conseil local à la fédération nationale, Sylvie Fromentelle s’est engagée au sein de la FCPE (Fédération des conseils de parents d’élèves), pour que la parole des parents influe sur la politique éducative, franchisse les murs de l’école pour mieux la comprendre. Rencontre avec une militante dont le parcours prend le sillage de la lutte contre les injustices.
Dans nos archives parentales, en bonne place trônent les dessins de nos enfants ramenés en fin d’année des classes de maternelle. Leurs couleurs, leurs traits racontent des histoires et bien plus encore. Maëliss Rousseau, enseignante en grande section, a puisé dans la pédagogie de Germaine Tortel l’idée de faire de ces dessins la porte d’entrée vers de multiples apprentissages individuels et collectifs. Rencontre avec une enseignante pour qui les arts plastiques sont le sésame d’une construction de la pensée à l’aune d’un patrimoine culturel universel.
Éduquer à la citoyenneté, transmettre les valeurs de la République, les objectifs inscrits dans les programmes, Anne Pédron-Moinard s’en est emparée pour les rendre vivants, vifs comme une conscience en éveil. Enseignante d’histoire-géographie au lycée Nelson-Mandela de Nantes, elle nous raconte deux initiatives au cours desquelles elle a vu ses élèves grandir comme des citoyens.
Sur Twitter, on a vu fleurir et se propager la balise #PDMQDC. Derrière ce sigle se cache le dispositif « Plus de maîtres que de classes » et derrière sa multiplication sur le réseau social, la crainte de voir disparaître l’initiative sous le coup de la succession présidentielle. Charlotte Bruno et Nabila Errami, deux « maîtresses supplémentaires » nous racontent la vie au quotidien du dispositif, qui, s’il passait à la trappe, serait une illustration de plus des réformes de l’éducation qui se succèdent sans que les fruits de la précédente ne soient arrivés à maturité.
Comment une expérimentation naît, vit, se compose et se recompose dans un établissement ? Trois enseignantes du collège Albert-Camus d’Argenteuil nous racontent l’histoire d’une initiative ambitieuse pour la réussite d’élèves que les idées reçues cantonnent à un avenir incertain. Leur récit laisse apparaître des clés pour faire évoluer les pratiques mais aussi les obstacles qui empêchent un changement serein dans la durée.
Soixante dix années se sont écoulées depuis que Louise Pikovsky a été déportée, exterminée à Auschwitz. Ses lettres ont laissé la trace d’une élève brillante, un trésor que des enseignantes ont conservé, se passant le relais. Et puis, un jour, Stéphanie Trouillard, journaliste à France 24 est contactée par Khalida Hatchy, professeure documentaliste au lycée Jean-de-La-Fontaine de Paris, où Louise était scolarisée. Ce jour-là, une véritable enquête a commencé, pour perpétuer le souvenir de la lycéenne, lui redonner un souffle essentiel de vie et raviver nos mémoires.
Le rôle du professeur documentaliste a été tôt reconnu dans l’enseignement agricole. Il se déploie aujourd’hui en réseau dans des mutualisations de projets, des échanges de pratiques. Natacha Robert, professeure documentaliste au lycée agricole d’Auch et animatrice du réseau des des documentalistes de l’enseignement agricole en Occitanie (Réseau d’Oc) nous raconte cette version aux accents verts et vifs de son métier.
Faire de l’élève le chercheur de ses savoirs, de l’enseignant un pédagogue-chercheur, l’idée des Savanturiers est née d’une rencontre entre Ange Ansour, une enseignante en recherche permanente, et François Taddei, un biologiste investi dans les questionnements sur l’éducation. Rencontre avec un dispositif qui mise sur l’ouverture de l’école vers la démarche scientifique d’investigation pour que les apprentissages soient les fondations d’une intelligence en construction.
Recueillir la parole des autres, ceux qui exercent un autre métier, écrire leurs mots pour garder la trace des savoirs infimes ou copieux qui donnent toute la densité du travail au quotidien, l’objectif de « Dire le travail » est ambitieux et généreux. Témoignage de Patrice Bride, un de ses fondateurs, qui déroule le fil de l’éducation depuis les murs de l’école aux apprentissages informels, ceux qui s’enrichissent du quotidien.
À Bobigny, dans l’école dont elle est directrice, les enfants viennent de familles « pauvres, très pauvres et extrêmement pauvres ». Dans cette réalité de mixité relative, Freinet est convié pour que l’apprentissage prenne tous ses droits. Rencontre avec Véronique Decker, dont les propos nous racontent une école oubliée des politiques d’urbanisation, mais qui vit encore, comme un poumon essentiel dans la cité.