Vous avez dit complexité ?
Quoi de neuf, quoi de différent ? Tout n’est-il pas plus ou moins complexe ? Ne le fait-on pas déjà ? Que faut-il faire autrement ? Commençons par prendre un peu de recul.
Il fallait s’y attendre. Après les compétences, allaient s’enchainer dans les textes ministériels, pour le meilleur et pour le pire, les concepts en usage dans l’analyse du travail : situation, tâche, activité, etc.
Pour le meilleur, l’attention portée aux tâches devrait entrainer une prise de conscience accrue de l’interdépendance de deux processus : celui par lequel le professeur élabore la tâche des élèves avec les risques inhérents à ce travail (par exemple, le décalage entre les productions attendues et les consignes effectivement transmises aux élèves) et celui par lequel les élèves se saisissent des consignes, les interprètent en fonction des moyens dont ils disposent individuellement et collectivement et, bien sûr, les transforment.
Dire que les tâches et les situations sont complexes, c’est un appel à la vigilance : quelles précautions prendre dans le choix des activités, quelle est la pertinence des situations choisies ? Comment porter une extrême attention à la manière de décrire le ou les buts de ces activités, sachant que les élèves vont en élaborer une représe…