VOS COPIES, S’IL VOUS PLAIT!
Deux dispositifs de passation de devoirs sur table, visant à modifier le rapport à l’erreur des lycéens. Resterait à faire évoluer leur rapport à la note, autre sujet…
Pour un élève, faire une erreur est mal vécu, et plutôt que d’en ressentir la honte, il préfère éviter la tâche, voire abandonner, ou reproduire un modèle standardisé, plus ou moins pertinent, mais sans touche personnelle. Du côté du professeur, il y a un déni, un paravent d’infaillibilité derrière lequel il cherche à préserver l’image-mirage de « celui qui ne fait jamais d’erreur », avec la complicité d’élèves facilement déstabilisés s’ils doivent admettre qu’un enseignant peut se tromper.
Une fois rejetée l’utopie de son éradication, la question est de modifier la relation à l’erreur : l’élève doit pouvoir accepter la prise de risque et les conséquences de l’erreur ; l’enseignant doit reconnaitre ses erreurs et faire accepter par les élèves sa faillibilité. C’est donc au cours d’une phase d’évaluation que l’on peut amener l’élève à constater l’erreur, l’accepter comme une étape et la traiter…