Un et un font trois
Six fois dans l’année au collège Clisthène, tous les élèves réunis en groupes inédits de niveaux différents définissent une stratégie pour réaliser une production en un laps de temps donné, puis exposent leur démarche à l’oral devant un jury. Voici le récit d’une de ces semaines interdisciplinaires (SID) qui portait sur le thème de la nuit.
Un lundi matin, douze élèves de la 6e à la 3e s’installent par groupes de quatre, en petits ilots. Je ne leur ai rien demandé, ils en ont l’habitude. Ils ont choisi leur groupe en respectant certaines contraintes : des filles et des garçons, un élève de chaque niveau, des profils différents quant à la maitrise de la compétence « s’intégrer et coopérer dans un projet collectif ». C’est le premier jour d’une semaine interdisciplinaire sur le thème de la nuit. Je suis tutrice de ces groupes, je ne suis pas là en tant que spécialiste de ma discipline. Mon rôle est celui de guide, de personne ressource. Je rappelle aux élèves les objectifs de cette semaine, leur distribue un guide formalisé par l’équipe dans lequel sont détaillés les productions demandées et leurs critères d’évaluation.
Au programme : un carnet de nuit individuel comportant des récits de rêves, des réflexions personnelles sur son rapport à la nuit, au sommeil ; une production artistique individuelle et une affiche explicative sur un thème scientifique lié à la nuit, produite en groupe. Les élèves s’inquiètent : « N’est-ce pas trop demander ? » Des recherches limitées suffiront pour l’affiche, car nous attendons une démarche d’investigation : problème à résoudre, hypothèses à vérifier, expérience ou recherches effectuées, validation ou infirmation des hypothèses. « Ah oui…