Souplesse et flexibilité
L’organisation est souvent pensée en termes d’aménagements de l’espace, mais quelles sont réellement les possibilités offertes par la flexibilité des espaces ? En quoi cette flexibilité est-elle favorable aux apprentissages ?En 1970, David Medd, à la Direction des architectes et des bâtiments du ministère anglais de l’éducation, considérait que la flexibilité devait être une fin en soi, qu’elle ne devait pas être restreinte à un moyen d’aider les enseignants à atteindre leurs objectifs mais que c’était bien un moyen pour faire de l’école un « outil entre les mains des enseignants ».
En France, sur la même période, la circulaire Deygout de 1973 propose une approche de et par l’architecture scolaire. Elle reste aujourd’hui très contemporaine et place la flexibilité au cœur des pratiques incarnées : « la nécessité d’une conception modulable du bâtiment favorisant l’individualisation de l’enseignement, la pédagogie de soutien, le travail en équipe, le décloisonnement des classes et des disciplines, ainsi que l’ouverture sur le monde extérieur ». La souplesse et la flexibilité « permettent aux enseignants et aux élèves de réorganiser leur environnement comme cela leur parait souhaitable ».
Historiquement, nous observons que la réponse à la multiplicité des pédagogies nécessaire à l’adaptation des apprentissages est la flexibilité des pratiques, rendue possible par un environnement adéquat.
Aujourd’hui, la multiplicité des environnements physiques d’apprentissage, qu’ils soient matériels…