Savoirs tissés
Quelques anecdotes familiales empruntées à des moments vécus par un père et sa fille permettent de mieux comprendre le tissage permanent qui s’effectue entre apprentissages formels et informels. Un tissage facilité par les médiations qui aident à la construction des liens.
Commençons par une boutade, en forme de dicton populaire. « Il y a ceux qui ont des idées sur l’éducation et ceux qui ont des ados à la maison ». Voici posée en une phrase l’écart séparant les grandes idées éducatives et le concret de la relation qui s’impose. L’objet de cet article n’est pas d’opposer ces deux sphères, mais de montrer comment, aujourd’hui, la relation éducative s’installe, non pas en théorie ou selon des programmes de papier, mais dans des interactions biens vivantes. Autrement dit, il s’agit d’explorer comment les voies de l’enseignement croisent les chemins de l’apprentissage. Comment l’éducation formelle rencontre l’éducation informelle. Car, c’est l’hypothèse de cet article : apprendre au XXIe siècle suppose une articulation plus poussée de la rencontre entre les apprentissages formels et informels.
Versé dans la formation des adultes et non dans l’éducation ou le monde scolaire, comment traiter une telle question ? Lire, étudier, compiler des statistiques pour établir une problématique, des hypothèses, un cadre d’analyse dans le but d’objectiver des résultats scientifiques, ou bien partir d’un terrain d’observation, dégager des constats et en vérifier la pertinence en les recoupant par un étayage théorique ? Mon approche sera inductiv…