Savoir que croire n’est pas savoir
Enseignant au sein d’une classe coopérative regroupant des enfants du CP au CM2, je suis régulièrement confronté à des imprévus, des évènements qui surgissent et qui ne correspondent pas à ce que j’avais pu envisager. C’est la conséquence naturelle de la libération d’espaces d’expression et de responsabilités. Les habitudes coopératives des échanges me permettent de développer une relation aux enfants sans affrontement, ce qui facilite la communication entre nous. Parmi les surprises qui peuvent survenir, un certain nombre correspond à des situations où la question de la laïcité est engagée. L’école Antoine Balard étant située dans un quartier populaire de la ville de Montpellier, la plupart des enfants sont issus de familles ayant vécu l’immigration, en l’occurrence en provenance du Maghreb. L’une des conséquences de cette caractéristique est que les élèves sont au départ convaincus que l’islam est la seule vraie religion, que les autres ne sont que des exceptions qui ne les concernent pas et rien ne peut altérer cette représentation.
Dans ce contexte, il arrive que les situations d’ouverture culturelle qu…