Quand les parents poussent à la ségrégation
J’enseignais l’an dernier au sein d’une école dans laquelle certains élèves évoluent dans des milieux favorisés, tandis que d’autres proviennent de milieux plus modestes. Au cours de l’année, j’ai proposé d’effectuer divers exposés et travaux de groupes. J’ai pu constater que la plupart des groupes demeuraient constants lorsque leur constitution était libre. Et, en étudiant les situations socioprofessionnelles des parents, je me suis aperçu que la mixité sociale était évitée au sein de la classe. Les élèves dont les parents ont effectué des études longues avaient tendance à travailler entre eux, alors que ceux dont les parents exercent des métiers qui ne nécessitent pas de diplômes collaboraient plus fréquemment.
Nous discutions régulièrement avec les élèves de la mixité au sein de la classe à travers des débats sur le vivre ensemble, des projets et des expositions concernant la communication, ou encore des interventions d’associations qui avaient pour but de favoriser le dialogue et l’entraide. J’imposais également souvent les groupes de travail, afin de favoriser la mixité. Cependant, les regroupements sans mixité se reproduisent dans de nombreuses disciplines : l’éduc…