PANORAMA DE LA RECHERCHE
Pour clore ce dossier et nous inviter à entrer plus avant encore dans le sujet, l’auteure rappelle les grandes étapes des avancées de la recherche autour de la lecture, jusqu’à ce qui est actuellement en débat.
Ce dossier met en évidence des constats réaffirmés : d’abord, qu’apprendre à lire est un continuum, de la maternelle au collège, voire au-delà. Ensuite, que lire nécessite de multiples compétences, dont chacune est à la fois nécessaire et non suffisante à elle seule, et en étroite interaction avec les autres, interaction que l’on peut formuler par un aphorisme bien connu : mieux on sait lire plus on lit, plus on lit mieux on sait lire. Enfin, on apprend à lire quand on en éprouve le besoin, ce que disait déjà Rousseau dans L’Émile et ce que mettent particulièrement en évidence les expériences avec les adultes illettrés.
À ces points d’appui, presque devenus des généralités aujourd’hui, s’ajoutent un certain nombre de principes sur lesquels insistent peu ou prou tous les articles : la nécessaire articulation entre l’oral et l’écrit, l’écrit ne pouvant assurer à lui seul une entrée suffisante dans la lecture ; l’interaction requise entre réception et production, ici entre lecture et écriture ; l’insistance sur la clarté et l’explicitation des processus, sur lesquelles reposent les diverses démarches exposées ou expérimentées.
Il a fallu attendre l’avènement des « théories de la réception » pour que soit pris en compte le lecteur, dans la…