Les principes et la réalité

Comment un premier intérêt de la médecine pour l’éducation a pu conduire à une vision médicale et médicalisée de celle-ci.
En effet, dans cet article, je m’adressais aux décideurs, aux acteurs de l’éducation et à tous les adultes qui ont une responsabilité dans l’organisation scolaire, et bien entendu je compte aussi parmi eux les parents d’élèves. Je voulais les rendre attentifs aux modes de vie stressants et incohérents qu’ils font subir aux jeunes écoliers en rappelant ce que Brigitte Sandrin-Berthon exposait dans son livre Apprendre la santé à l’école : qu’il faudrait une cohérence entre les messages de santé diffusés par l’école et ses propres règlements. Je trouve en effet qu’il y a un fort décalage dans le temps entre les découvertes scientifiques en matière de sauvegarde de notre capital santé (équilibre travail-sommeil, détente) et la lenteur de leur application dans l’organisation scolaire.
Il y a près de quarante ans maintenant que les professeurs Debré et Douady, relayés ensuite par Vermeil, et Montagner, avaient démontré les liens entre les besoins des enfants et des adolescents et leur réussite scolaire. Selon eux, et en simplifiant leurs propos, une partie des facteurs liés à l’échec scolaire et au malêtre des jeunes tient à une organisation scolaire trop rigide, en contradiction avec les besoins psychologiques et physiologiques des enfants. Dans les derniers ouvrages de Hubert Montagner En finir avec l’échec à l’école et de Guy et Catherine Vermeil Lièvres et Tortues, il nous est expliqué comment chaque enfant a un tempo qui lui est propre et qu’il faut respecter pour lui donner toutes ses chances, et com…