Les prépas littéraires de proximité : quels résultats ?
L’ouverture des classes préparatoires dites « de proximité » dans une série de villes moyennes de province ou de la banlieue parisienne, depuis la décennie 1990, a contribué à une croissance quantitative du nombre d’étudiants en prépa ainsi qu’à une diversification et démocratisation sociologique de leurs profils. Mais cela ne règle pas tout.La question de la démocratisation des prépas de proximité doit s’entendre à deux niveaux : celui de l’accès à ces prépas, d’une part, et celui de l’accès aux grandes écoles, d’autre part. Si ces prépas représentent un progrès démocratique du fait de leur localisation et de leur accès par un plus grand nombre45 000 élèves en 1985, 70 000 en 2002, 85 000 en 2020, dont les moins nombreux sont les 12 500 inscrits en prépa littéraire avec 74 % de filles., notamment des jeunes des classes moyennes et populaires n’ayant pas le même « capital culturel » que ceux des classes plus favorisées, la véritable question reste celle de leurs débouchés, en particulier pour les prépas littéraires. Permettent-elles d’accéder à des formations qui n’auraient pas …