La place du désir dans les apprentissages
Peut-on faire une place à ce qui suscite l’intérêt des élèves dans les apprentissages scolaires ? Prendre en compte le « désir d’apprendre », la curiosité des élèves serait pourtant un point d’appui pour construire ces apprentissages. Exemple d’un atelier au Lycée expérimental de Saint-Nazaire : « La mort, et après ? ».
En France, l’État définit à travers les bulletins officiels ce qui doit constituer la formation et les apprentissages des élèves. A travers les programmes et le socle commun, le ministère de l’Éducation nationale définit des contenus et des compétences que les élèves doivent acquérir. De même, à travers le découpage du savoir scolaire en disciplines distinctes au volume horaire bien défini, se construit le cadre éducatif dans lequel les parcours d’élèves devront s’inscrire. C’est d’ailleurs dans ce cadre que se construit une grande partie du travail pédagogique et de la créativité didactique des enseignants : comment amener des enfants, des adolescents, vers ces contenus ?
La définition à priori de ce cadre ne laisse que peu de place au désir, à la créativité des enseignants et des élèves. Les situations éducatives ainsi encadrées ne laissent que peu de marge de manœuvre à leurs protagonistes. Bien sûr, il existe de nombreuses initiatives. Ain…