Je crois savoir, tu crois savoir, elle, il croit savoir…
À travers les échanges de débats à visée philosophique et de souvenirs de récit de vie d’une ancienne élève qui émergent, l’auteure nous montre aussi que « tout est question de point de vue, de filtres de lecture, de lunettes (ou d’œillères), d’histoires personnelles ou d’envie, de croyances aussi ».Face à un cimetière de bateaux, mon père me demande ce que je ressens. Je ne sais plus quel âge j’ai, pas plus de 10 ans. Je m’étonne devant ces carcasses de bateaux, je trouve cela sale et je suis un peu mécontente qu’un tel paysage soit dégradé par cette décharge. Puis, mon père me raconte le cimetière de Kerhervy, sur la rivière du Blavet, pas très loin de Lorient. Il me parle de la guerre, des marins qui préfèrent voir mourir leur bateau plutôt que les laisser à l’ennemi. Il me raconte que pour finir leur histoire, les bateaux restent au bord de l’eau, dans un cimetière. Ce lieu est donc un lieu de mémoire. Il termine par un « question de point de vue ! » amusé…