Front pionnier
C’est aux confins, sur les terres vierges, là où tout semble possible, y compris le pire, que l’horizon est parfois le plus haut.
« Je ne peux pas venir en formation, mon père s’est poignardé hier, le SAMU pense que c’est moi, au pays on veut remarier ma femme et je dois garder mon père ».
Euh… Plait-il ?
Quel bonheur la formation. J’aime profondément mon métier. Enseignante de français pour les étrangers (FLE), je dois m’adapter toujours un peu plus à mon élève, réinventer des méthodes et des pratiques, moduler mes intonations, mes propositions et apprendre de lui et avec lui, constamment. A chaque nouvel apprenant, chaque nouveau groupe, de fragiles liens de confiance naissent et libèrent peu à peu l’intimité profonde de la personne. C’est un vrai cadeau de partager un morceau de chemin avec des personnes d’horizons aussi variés, de cultures aussi diverses. Mais enseign…