Enseigner la Shoah
Après les attentats de Toulouse en 2012 et de Paris en janvier 2015, des dérégulations se sont produites dans certains établissements : refus de partager la minute de silence, apologie du terrorisme, référence à la théorie du complot, confusion entre liberté d’expression et incitation à la haine. Les questionnements et débats qui surgissent alors sur le rôle de l’école pour la transmission des valeurs républicaines s’inscrivent en écho des résultats d’une recherche doctorale récente.
Depuis le début des années 2000, l’enseignement de la Shoah est perçu comme « un enseignement à risques »1. Des professeurs exerçant en terrain populaire témoignent alors du surgissement imprévisible de phénomènes désorganisateurs de la vie de classe.
L’évènement Shoah et son enseignement peuvent s’apparenter à une question socialement vive (QSV),2 puisque sa vivacité s’exprime dans le débat public, résonne dans l’espace scolaire et touche l’espace de la recherche. Si …