Des rythmes sur mesure
Suin. Le nom de ce village de Saône-et-Loire ne vous dit rien ? C’est normal. Avant d’y arriver, vous allez croiser des prés, des bois, des chèvres, des chemins de terre. Et puis des prés, des bois, des chèvres. Et au moment où vous penserez être perdu, vous serez arrivé chez Christine Piret, la maitresse de l’école de Suin.
Christine Piret entend, comme tout le temps, combien on parle en France de la mise en place des nouveaux rythmes scolaires. À Suin, il n’y a pas eu de quoi remplir les gazettes : « Dans notre petite classe unique de campagne de treize élèves et sept niveaux, il a été assez facile de mettre le nouveau planning en place. Nous n’avions besoin que d’un seul intervenant, d’une seule salle en dehors de la salle de classe, et nous les avions. » Vingt-huit élèves rendent évidemment les choses bien plus complexes, avec le besoin de deux intervenants, de deux lieux. Mais ce qui est plus important encore, c’est que tous les acteurs de Suin, école, municipalité, parents, déjà habitués à travailler de concert, semblent s’être dit : « Puisqu’il faut le faire, faisons-le bien. »
Les journées ont été réduites d’une demi-heure, la garderie offerte gratuitement aux parents, avec deux services de ramassage scolaire dans…