Des détours pour délier
La mise en place, en sciences économiques et sociales, de situations d’écriture variées, permet de lever les inhibitions et de dépasser les blocages, pour faire écrire et, par là même, faire apprendre.
L’angoisse de la page blanche : un moment difficile à passer pour nombre d’entre nous, et aussi pour nos élèves. Pour les aider à ne pas être tétanisés, au point de ne pas parvenir à restituer leurs connaissances, leurs réflexions sur le sujet étudié, j’en suis venue à accorder de plus en plus d’importance au provisoire, au raté, aux ratures, comme autant de détours de production. Et j’ai tenté de faire vivre cela en classe.
Écrire, faire écrire pour apprendre, ne pas considérer comme transparent le passage de l’acquisition à la restitution écrite : c’est une interrogation permanente dans ma pratique professionnelle. En m’intéressant aux brouillons des élèves et pas seulement à leur copie propre, j’ai réalisé à quel point un brouillon pouvait témoigner d’une pensée en action, pertinente, s’appuyant sur des connaissances ; et parfois j’ai pu constater que la copie finale issue de ce brouillon avait perdu ce souffle, cette énergie. L’écrit de travail mieux réussi que la production …