Dans la chambre obscure
Quand la lumière de la camera obscura fait surgir la lumière de la compréhension d’un concept abstrait.Pour Philippe Meirieu, « rien ne s’enseigne que l’élève ne désire apprendre, rien ne s’apprend qui ne requiert son engagement ». À l’âge où ils sont à l’école primaire, les enfants sont curieux de tout ce qui les entoure. Ils sont intarissables en questions et avides de manipuler, d’expérimenter. Le rôle de l’enseignant est de mettre en place des conditions qui entretiennent cette curiosité, qui favorisent chez les élèves le désir et le plaisir d’apprendre, en proposant au quotidien des questions, situations et expériences inédites qui mettront « l’esprit en alerte et l’intelligence en appétit ».
Je suis enseignante dans une classe de cycle 3 à triple niveau dans une petite école en Chartreuse (Isère). Si, dans une telle classe, une partie des apprentissages se fait nécessairement par niveau, les projets interdisciplinaires sont des moments propices aux retrouvailles, qui permettent de créer une cohésion du groupe, de favoriser les interactions sociales, de développer la coopération et l’intelligence collective. Je fais le maximum pour intégrer les séquences de sciences dans des projets interdisciplinaires. Je propose ici de présenter un tel projet, dans lequel les sciences et la démarche d’investigation ont eu toute leur place.