Compétences et constante macabre
L’auteur présente la méthode dite « d‘évaluation par contrat de confiance » pour lutter contre des pratiques de fait injustes. Est-elle compatible avec l’évaluation par compétences ?
Imaginez un professeur excellent avec des élèves excellents. Si dans un tel contexte toutes les notes sont bonnes (elles devraient l’être bien sûr), le professeur est montré du doigt et est considéré comme un professeur laxiste, voire pas très sérieux. Les parents d’élèves et les élèves eux-mêmes suspecteraient à priori un professeur d’une matière importante dont la moyenne de classe serait souvent de 14 ou 15 sur 20. Ainsi, pour être crédibles, les enseignants semblent obligés de mettre un certain pourcentage de mauvaises notes, même dans les classes de bon niveau : une constante macabre en quelque sorte.