Cela avait pourtant mal commencé
On n’est pas perdu pour le métier parce qu’on ne trouve pas du premier coup son attitude face au groupe classe, celle qui va tenir la route, entre exigence et souplesse. Cela se travaille et s’acquiert, parce que c’est une affaire de clairvoyance plus qu’une question de dons.
En fin de CPR1, j’avais en poche ma validation avec mention, ayant assuré des cours « réussis » en 6e et en 2de. Volontaire pour meubler la fin d’année par un remplacement, je débarquai dans un collège paisible d’une ville de province. Mon arrivée à la mi-mai provoqua chez les élèves de 3e des sourires narquois, que j’entrepris d’éteindre par une dictée difficile. La semaine suivante, ils se lançaient des projectiles et certains sortaient en plein cours par la fenêtre (on était au rez-de-chaussée). À aucun moment le principal ni les collègues ne me parlèrent. Je repartis, pas fière évidemment, sans avoir échangé avec quiconque.
Vingt-cinq ans après, je propose ici quelques réflexions personnelles issues de ma pratique en collège.
Les louanges des trublions envers les professeurs « à silence ga…