Cela avait pourtant mal commencé

Publié le Lecture : 16 min

On n’est pas perdu pour le métier parce qu’on ne trouve pas du premier coup son attitude face au groupe classe, celle qui va tenir la route, entre exigence et souplesse. Cela se travaille et s’acquiert, parce que c’est une affaire de clairvoyance plus qu’une question de dons.

En fin de CPR1, j’avais en poche ma validation avec mention, ayant assuré des cours « réussis » en 6e et en 2de. Volontaire pour meubler la fin d’année par un remplacement, je débarquai dans un collège paisible d’une ville de province. Mon arrivée à la mi-mai provoqua chez les élèves de 3e des sourires narquois, que j’entrepris d’éteindre par une dictée difficile. La semaine suivante, ils se lançaient des projectiles et certains sortaient en plein cours par la fenêtre (on était au rez-de-chaussée). À aucun moment le principal ni les collègues ne me parlèrent. Je repartis, pas fière évidemment, sans avoir échangé avec quiconque.

Vingt-cinq ans après, je propose ici quelques réflexions personnelles issues de ma pratique en collège.

S’accepter

Les louanges des trublions envers les professeurs « à silence ga…

Déjà abonné ? Connectez-vous

Ce contenu est réservé aux abonnés.

Vous avez pu lire gratuitement 15% de cet article, créez un compte et nous vous offrons sa lecture.
Abonnez-vous pour pouvoir lire tous nos articles !

À lire sur "Formateur d’adultes"

Qu’est-ce que le « bon » travail enseignant : des définitions qui s’actualisent dans le réel de la classe

En prolongement de la première partie de leur enquête sur le « bon » travail enseignant, des étudiantes en master MEEF premier degré de l’académie de Nantes montrent comment des enseignantes expérimentées doivent arbitrer en permanence entre la progression formelle des programmes et les besoins réels des élèves, et pourquoi elles sont parfois amenées à faire des compromis avec leurs idéaux professionnels

Publié le 23 septembre 2026 16 min
Piloter un projet européen, ça change quoi ?

Le projet CulturEurope mené par l’Inspé de l’académie de Créteil a réuni des formateurs de toutes disciplines pour créer des ressources qui feront vivre la culture européenne dans les classes et aideront à construire un « sentiment d’appartenance européenne » chez les élèves. Pour les formatrices et porteuses du projet, qu’est-ce que cela a changé ? Témoignage.

Abonné Publié le 18 septembre 2026 4 min

À lire sur "Formateur d’adultes"

Qu’est-ce que le « bon » travail enseignant : des définitions qui s’actualisent dans le réel de la classe

En prolongement de la première partie de leur enquête sur le « bon » travail enseignant, des étudiantes en master MEEF premier degré de l’académie de Nantes montrent comment des enseignantes expérimentées doivent arbitrer en permanence entre la progression formelle des programmes et les besoins réels des élèves, et pourquoi elles sont parfois amenées à faire des compromis avec leurs idéaux professionnels

Publié le 23 septembre 2026 16 min
Piloter un projet européen, ça change quoi ?

Le projet CulturEurope mené par l’Inspé de l’académie de Créteil a réuni des formateurs de toutes disciplines pour créer des ressources qui feront vivre la culture européenne dans les classes et aideront à construire un « sentiment d’appartenance européenne » chez les élèves. Pour les formatrices et porteuses du projet, qu’est-ce que cela a changé ? Témoignage.

Abonné Publié le 18 septembre 2026 4 min