CE QUI ÉCLAIRE LE PAYSAGE

Publié le Lecture : 16 min

« J’entends… J’entends pas… » le i, le a ou le f : développer la conscience phonologique des enfants à la fin de l’école maternelle est une préconisation qui s’est généralisée. Cet article critique cette approche et fait des propositions alternatives.

En fin de maternelle, outre une aisance dans l’expression orale et une familiarisation avec les fonctions de l’écrit, cela fait consensus, il faut viser une compréhension de l’idée de graphophonologie par tous les enfants.

Pour aller dans ce sens, à partir des programmes de 2002, on a incité les enseignants de maternelle à faire isoler avec leurs élèves, avant la fin de la grande section, les principaux phonèmes (voyelles et consonnes), et même, avec les programmes de 2008, à découvrir le principe alphabétique en établissant les premières correspondances entre lettres et sons. La première des choses à dire, c’est que, l’expérience montre que dans les deux cas, la barre a été mise trop haut et qu’il faut rompre avec ces progressions.

En effet, les résultats des études de la DEPP (Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance) de 2011 à l’entrée au CP (début septembre) montrent que les tâches métaphonologiques proposées ne sont réussies, suivant les items, que par 50 % à 78 % des enfants. Cela signifie du même coup qu’après de très nombreuses séances de « Chasse aux sons », «&nb…

Déjà abonné ? Connectez-vous

Ce contenu est réservé aux abonnés.

Vous avez pu lire gratuitement 15% de cet article, créez un compte et nous vous offrons sa lecture.
Abonnez-vous pour pouvoir lire tous nos articles !

À lire sur "Enseignant"

De belles planches pour la science au féminin De belles planches pour la science au féminin

Redonner visibilité à des femmes scientifiques qui en ont été privées tout en mettant la science à l’honneur, l’ambition d’Arnaud Leroc, enseignant de sciences de la vie et de la Terre en Provence, se concrétise par la réalisation d’un album de bande dessinée, qui paraitra fin 2026. S’il se charge de l’écriture, il a choisi de travailler avec une dessinatrice pour la partie graphique, tandis que des scientifiques apportent leur caution pour ce qui concerne le fond. Une BD destinée au grand public, qui offre également de nombreuses possibilités pédagogiques.

Publié le 8 octobre 2026 Par Monique Royer 10 min
De belles planches pour la science au féminin