CE QUI ÉCLAIRE LE PAYSAGE
« J’entends… J’entends pas… » le i, le a ou le f : développer la conscience phonologique des enfants à la fin de l’école maternelle est une préconisation qui s’est généralisée. Cet article critique cette approche et fait des propositions alternatives.
En fin de maternelle, outre une aisance dans l’expression orale et une familiarisation avec les fonctions de l’écrit, cela fait consensus, il faut viser une compréhension de l’idée de graphophonologie par tous les enfants.
Pour aller dans ce sens, à partir des programmes de 2002, on a incité les enseignants de maternelle à faire isoler avec leurs élèves, avant la fin de la grande section, les principaux phonèmes (voyelles et consonnes), et même, avec les programmes de 2008, à découvrir le principe alphabétique en établissant les premières correspondances entre lettres et sons. La première des choses à dire, c’est que, l’expérience montre que dans les deux cas, la barre a été mise trop haut et qu’il faut rompre avec ces progressions.
En effet, les résultats des études de la DEPP (Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance) de 2011 à l’entrée au CP (début septembre) montrent que les tâches métaphonologiques proposées ne sont réussies, suivant les items, que par 50 % à 78 % des enfants. Cela signifie du même coup qu’après de très nombreuses séances de « Chasse aux sons », «&nb…