Autorise-t-on nos élèves à se tromper ?
Comment encourager les élèves à essayer, à ne pas craindre de se tromper, à ne pas considérer l’erreur comme une faute ou une infamie ?
L’erreur est trop souvent perçue par les élèves comme à éviter. Se tromper, c’est montrer l’insuffisance de son travail ou l’incomplétude de ses apprentissages. C’est risquer d’apparaitre comme inférieur à d’autres, d’être soumis à la moquerie, voire d’être mis en porte à faux par l’enseignant. Rien de très valorisant, et nombreux sont ceux qui préfèrent se taire ou éviter de faire.
Mais voilà : on n’apprend pas qu’en réussissant, comme si le savoir était inné. Ceux qui réussissent atteignent l’étape terminale de leur cheminement d’apprentissage, en oubliant pour l’essentiel les étapes précédentes, les moments où les savoirs étaient insuffisants, les exercices non résolus, les réponses erronées, les procédures inadéquates, etc.
Se tromper est un processus qui participe à l’acte d’apprendre. Accepter de se tromper, c’est prendre le risque de dépasser ce que l’on sait déjà pour tenter de mieux savoir, de faire évoluer ses acquis vers un degré de maitrise supérieur.
« L’erreur n’est pas une faute, c’est une information&nb…