Apprendre ou se sentir bien, faut-il choisir ?
La complémentarité fondamentale entre bienêtre et apprentissages est soumise à rude épreuve dans une école qui va mal. Concilier les deux, sans prioriser, sans hiérarchiser, nécessite de considérer la classe comme un collectif, un bien commun.Apprendre ou se sentir bien ? La question parait à première vue presque déplacée : il semble y avoir un consensus dans notre école comme dans notre société pour affirmer un lien de réciprocité entre ces deux notions. On apprend mieux si on se sent bien, ça tombe sous le sens !
Pourtant, notre école va mal. Cette école qui prétend porter des aspirations démocratiques génère des inégalités, reproduit voire aggrave les inégalités sociales. Cette école qui prétend cultiver le bienêtre et aspirer à l’émancipation génère massivement du mal-être, tant du côté des élèves que des professionnels. La violence scolaire est de tous côtés : dans les relations entre adultes, entre adultes et élèves, entre élèves ; dans les contenus et les formes scolaires ; dans les modalités d’évaluation, d’orientation, de sanctions ; tro…