À qui profite l’interdisciplinarité ?
Quatre heures hebdomadaires de projets, cinq semaines entièrement interdisciplinaires et, depuis deux ans, trois maxi-projets d’une durée de deux jours et demi : depuis douze ans, à Clisthène, l’interdisciplinarité occupe un tiers du temps pédagogique. Avec du recul, l’équipe ne remet donc pas en cause ses bienfaits.
Nous sommes convaincus par ces temps interdisciplinaires dans le développement de l’autonomie des élèves, l’accès au complexe, le sens donné aux apprentissages, la transposition des savoirs et savoir-faire dans des contextes variés, le développement de méthodes et démarches de travail. Indicateur fiable quant à la motivation des élèves : pendant les temps de projets ou les SID (semaines interdisciplinaires), les renvois d’élèves ou rapports d’incidents sont pratiquement nuls. Certains élèves en difficulté nous étonnent souvent par leur investissement, leur capacité à travailler en groupe. Mais qu’en est-il si nous rentrons dans les détails ? Le profit de la motivation s’accompagne-t-il d’un profit au niveau des apprentissages, des résultats, du niveau d’acquisition des compétences ? Les projets interdisciplinaires ne favorisent-ils pas les élèves déjà compétents ? Creusent-ils les inégalités ? En début d’année, nous avons donc décidé d’analyser les bulletins en comparant les…