Monique Royer
Articles associés
Que voit donc un psychologue du travail rompu aux méthodes de clinique de l’activité, lorsqu’il se promène dans la galerie de portraits de Monique Royer ? Si la singularité des situations n’échappe pas au promeneur attentif, Bernard Prot n’en reste pas là : il fait « tourner la tête » aux portraits rencontrés au cours de ce voyage étrange. Peut-être pour déplacer nos regards et nous inviter à remettre au travail le métier « dans un cadre collectif, pour irriguer une histoire partagée ».
Ils se sont rencontrés sur les bancs de la Sorbonne en fac d’histoire. Le premier, Erick Bureau, est devenu enseignant. Le second, Alain Devalpo, est aujourd’hui journaliste, après un détour par l’animation socioculturelle. Et de leur amitié est né le projet « Journalistes en herbe » devenu « Globe Reporters ». Le résumé est simple et l’ambition est grande : « dresser un pont entre éducation et journalisme par le biais du numérique ». Rencontre avec deux concepteurs d’une éducation numérique et de l’information vivante et animée par les élèves eux-mêmes.
Hélène Limat, coordonnatrice d’un dispositif ULIS dans un collège de Calais et membre du comité de rédaction des Cahiers pédagogiques, fait de l’adaptation la clé de voute de sa pratique professionnelle. Rencontre avec une enseignante qui vit à plein la liberté pédagogique pour favoriser l’accessibilité des apprentissages.
Grégory Delboé, professeur des écoles, formateur à l’Inspé de Lille, explore ce qui met en mouvement les élèves. Ses recherches, dans le cadre de sa thèse et au-delà, l’ont mené sur des voies qu’il ne pressentait pas, dans un enchainement guidé par les découvertes et les rencontres. Elles l’ont conduit aussi à rejoindre il y a deux ans le comité de rédaction des Cahiers pédagogiques. Rencontre avec un arpenteur d’apprentissages.
Enseignante d’histoire-géographie, Alexandra Rayzal tente, expérimente en permanence dans ses classes de collège et en tant que professeure-relai au Musée Carnavalet de Paris. Son gout de la créativité et du collectif, elle les partage au sein du CRAP-Cahiers pédagogiques, un atout précieux à l’heure où la survie de l’association est en jeu.
La petite section de maternelle est bien souvent la première porte que l’on ouvre sur l’école. Dans sa maternelle nichée sur les pentes de la butte Montmartre, Véronique Favre enseigne aux petits et pose toute son exigence dans les fruits de la diversité. Rencontre avec une professeure des écoles qui donne à voir et à partager les premiers apprentissages scolaires d’une classe aux origines mêlées.
En matière d’évaluation, les lycées agricoles ont une longueur d’avance et, dans le cadre de la réforme du bac général, on pourrait s’inspirer des innovations qui y sont faites, notamment dans le contrôle continu, grâce à l’accompagnement et à l’explicitation.
La bonne volonté ne suffit pas : coordination et scénarisation sont les deux mamelles du distanciel.
Aujourd’hui retraitée, Michèle Amiel a été enseignante puis cheffe d’établissement. Présidente à deux reprises du CRAP-Cahiers pédagogiques, elle nous raconte son engagement au long cours, dans un mouvement qui a nourri ses pratiques professionnelles et réciproquement.
Pendant que le système éducatif est en crise, l’école palpite toujours, forte des réseaux et des coopérations qui se créent et se multiplient à l’initiative des enseignants. Julien Crémoux, directeur et professeur des écoles en cycle 3 à Nuits-Saint-Georges (en Côte-d’Or), fait partie de ceux qui vivent leur métier sur un mode collectif pour adapter sans cesse leurs pratiques pédagogiques.