Du jeu au travail, quelles frontières ?
Jouer pour apprendre, dans des formes cadrées, ou apprendre en jouant librement ? Des choix différents impulsés par les programmes officiels dans deux pays francophones.Transportons-nous au Québec. La place du jeu en maternelle y a été récemment revalorisée dans le cadre du développement de la maternelle 4 ans, en construisant un cycle préscolaire de deux ans, précédant la scolarité obligatoire à 6 ans. Le jeu y est identifié comme vecteur de développement et d’apprentissage avec, en plus des temps de récréation habituels, deux périodes d’au moins quarante-cinq à soixante minutes de jeu libre par jour, dedans ou dehors.
Et en France ? Si le programme de 2015 intégrait le jeu comme l’une des spécificités de l’école maternelle e…