Sciences et silences

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492.jpgArt, sciences et poésie, frères ennemis ? L’auteur s’est employé à leur réconciliation. Il les portait tous en lui. Il les a transmis.

Qu’imagine-t-on trouver dans le bureau d’un scientifique ? Une bibliothèque bien rangée avec des livres morts et des revues sans images ? Un ordinateur superpuissant pour calculer l’âge de la lumière et la vitesse du capitaine ? Un tableau noir avec des formules mathématiques détricotées ?

Dans le bureau de Daniel Babot, pourtant professeur et chercheur en physique, les livres sont ouverts et parlent entre eux sur des bureaux. Les revues en couleurs s’empilent sur une table et s’appellent Pour La Science et La Recherche. J’en ai lu certaines. Le vieil écran de l’ordinateur doit approcher les trente kilos et les dix ans. Dans un coin, posée sur un pupitre, une partition répète « Armstrong ». Et sur le tableau noir, Raymond Poincaré a tracé à la craie avant de s’en retourner vers d’autres paradis mathématiques : « Douter de tout ou tout croire, ce sont deux solutions également commodes, qui l’une et l’aut…

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