Professeurs, vous êtes vieux

Mars 1969. Cette fois vraiment, ils s’ennuient. Les Français. La radio leur joue la boucle de violons de l’orchestration du refrain de l’Irlandais David McWilliams et ses paroles à aller vous noyer dans la Lagan : « Watched by a shivering sun, Old eyes in a small child’s face Watching as the shadows race, Through walls and cracks and leave no trace, And daylight’s brightness shuns, The days of Pearly Spencer, The race is almost run ». Et ce n’est pas le discours du 11 mars du président De Gaulle qui défend un référendum sur des sujets constitutionnels dont la plupart des Français se… qui va les réveiller. La faute à Mai 68, qu’il dit. Le refrain aura, on le sait, la vie dure. Et particulièrement sur le thème de l’école. « Voyez Singapour, ils n’ont pas eu Mai 68, eh bien, ils sont en tête des classements », ai-je entendu récemment. Imparable. À côté de ce genre de chose, les slogans de mai faisaient dans la dentelle ! Rappelons-en quelques-uns, même si, en ce cinquantenaire ils tournent en boucle jusqu’à la saturation : « Professeurs,…