Professeur du jour au lendemain

Publié le Lecture : 16 min

Débuter sans filet, c’est ce qui est arrivé à Anaïs, lorsqu’elle a accepté au pied levé un remplacement en tant que contractuelle pour les dernières semaines du mois de juin. Une expérience déroutante mais pas décourageante.

Fraichement diplômée d’un master en histoire contemporaine obtenu en septembre 2009 et d’un diplôme de cinéma obtenu à l’Académie du film de Prague en 2010, me voici de retour en région parisienne à la rentrée 2010, après sept années d’études dont deux en Allemagne, deux en Italie et deux en République tchèque. Il est temps pour moi de trouver un travail, un vrai, qui permette à toutes ces années d’études de porter leurs fruits et qui me permette, à moi, de réunir mes passions : l’histoire, le cinéma et les langues. Mes pistes : la culture, la recherche, la documentation et les plateaux de tournage. Je me dis que c’est vaste, que je devrais bien trouver chaussure à mon pied. De son côté, mon petit ami veut passer le concours de professeur des écoles et, en attendant, trouve un emploi d’assistant d’éducation en Seine-et-Marne.

Et puis, un soir, nous avons un déclic ! Mon ami revient du travail avec une nouvelle information : le Système d’information des agents temporaires de l’Éducation nationale (Siaten) sert également à recruter des enseignants contractuels et vacataires. Nous décidons de nous inscrire.

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