Pour une auto-construction des savoirs

Entre l’excès de savoirs savants abstraits et la tentation des recettes, la méthode mise au point par Gabrielle Di Lorenzo, présentée ici, ouvre une troisième voie de formation : celle où le sujet construit avec d’autres son répertoire personnel de connaissances et d’actions.
Former, est-ce confronter les participants à des savoirs savants qu’on leur propose d’assimiler ? Cela peut-il suffire à engendrer une pratique professionnelle satisfaisante, pour les attentes institutionnelles comme pour les besoins de l’usager ? Nous savons bien que non. De la même façon, donner des modèles pour répondre à la demande de « recettes », c’est très vite rencontrer la limite qu’évoque Michel Crozier : « L’image des solutions dicte trop souvent le choix du problème. Il est tentant de raisonner à l’envers et d’adapter le problème à la solution définie au préalable, au risque d’oublier le problème réel. » Avoir des recettes ne garantit jamais de disposer de la bonne réponse au moment voulu face à une situation particulière, comme le formule avec humour Woody A…