Pour une auto-construction des savoirs

Publié le Lecture : 13 min

Entre l’excès de savoirs savants abstraits et la tentation des recettes, la méthode mise au point par Gabrielle Di Lorenzo, présentée ici, ouvre une troisième voie de formation : celle où le sujet construit avec d’autres son répertoire personnel de connaissances et d’actions.

Former, est-ce confronter les participants à des savoirs savants qu’on leur propose d’assimiler ? Cela peut-il suffire à engendrer une pratique professionnelle satisfaisante, pour les attentes institutionnelles comme pour les besoins de l’usager ? Nous savons bien que non. De la même façon, donner des modèles pour répondre à la demande de « recettes », c’est très vite rencontrer la limite qu’évoque Michel Crozier : « L’image des solutions dicte trop souvent le choix du problème. Il est tentant de raisonner à l’envers et d’adapter le problème à la solution définie au préalable, au risque d’oublier le problème réel. » Avoir des recettes ne garantit jamais de disposer de la bonne réponse au moment voulu face à une situation particulière, comme le formule avec humour Woody A…

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