Peut-on se former à travailler collectivement ?

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Lors des rencontres d’été organisée par le CRAP en 2007, un atelier a travaillé sur le thème « Quelle politique d’établissement pour lutter contre l’individualisme ? ». Cet article en présente le déroulé prévu.

Les établissements fonctionnent comme des châteaux forts : chacun se considère comme une entité isolée, avec une idée très arrêtée de son rôle et de celui du voisin. Les groupes d’acteurs (personnels, parents, élèves) avancent des intérêts divers, voire divergents. Ce cloisonnement, ces stratégies individualistes sont sources de dysfonctionnements, d’incohérences, de souffrances, et aussi d’exclusion, souvent silencieuse, des plus fragiles ou des plus isolés.

Peut-on donner l’envie de s’impliquer dans un travail collectif ? Comment ?

Les résistances sont fortes et chacun perçoit les risques encourus et les dérives possibles ; s’engager dans une telle démarche demande de l’énergie et du temps, pour un bénéfice somme toute hypothétique.

Quelles conditions faciliteront l’élaboration d’une réflexion et d’une action communes ? Quelle organisation permettra de poser des questions et de construire ensemble des réponses ? Mais aussi de dépasser la tentation d’équipes fusionnelles ou fortement affectives qui semblent, pour certains, être les seules possibles ?

Voici comment nous avons tenté d’engager la réflexion sur ces points avec les treize participants qui étaient de statuts divers : enseignants en collège, en lycée et en structure de soins, enseignants documentalistes en public et privé, conseillers principaux d’éducation, directrice de Segpa (sections d’enseignement général et professionnel adapté).

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