Les quatre dimensions de la bienveillance
Comment définir au mieux la notion de bienveillance ? Tentative de caractérisation d’un concept en vogue, mais flou et polysémique.
La notion de bienveillance est à la mode. Séduisante, rassembleuse, elle émaille aujourd’hui les discours tant politiques, sociaux que publicitaires. Elle a sa « journée » en entreprise, ses ouvrages dédiés (souvent dans le rayon du développement personnel), et ses partisans y voient une manière de revitaliser ou de réhumaniser les relations en prenant appui sur ce qu’ils considèrent comme une valeur positive. Elle a aussi ses détracteurs qui la jugent molle, racoleuse, mièvre, aux antipodes de l’exigence nécessaire pour relever les défis actuels, notamment par l’école. S’agissant du cadre scolaire, l’engouement dont la notion fait preuve est manifeste.
L’appel actuel à la bienveillance à l’école se fait dans un contexte de constats préoccupants quant à l’état du système éducatif français. De nombreuses enquêtes nationales ou internationales mettent en évidence ses carences, justifiant une approche désormais beaucoup plus préventive. L’essor de cette notion apparait à un moment où l’on se penche sur la qualité de vie à l’école non plus en l’abordant sous l’angle de la violence scolaire, mais en privilégiant celui plus préventif du climat scolaire et en s’intéressant à ses effets sur les apprentis…