L’enseignement de l’histoire, entre savoirs universitaires et visées politiques

La fabrication de nouveaux programmes d’histoire, dont la dernière mouture a été présentée en septembre dernier, a donné lieu à de multiples critiques ou controverses. Dans tous les pays, on attend beaucoup de l’enseignement de l’histoire, pour des raisons très diverses, et la structuration de l’enseignement est bien souvent tributaire de considérations politiques et sociales. Ces dernières années, l’histoire scolaire a été bousculée par des concepts d’identité nationale, de roman national, de devoir de mémoire ou encore d’étude du patrimoine. Ces notions ne sont pas nouvelles, puisqu’on retrouve ici et ailleurs, depuis des décennies, le besoin d’affirmer une identité comm…