Le théâtre, ce sésame qui fait peur
Des demandeurs d’emploi se sont engagés dans une formation professionnelle pour avoir une meilleure autonomie langagière. L’un des outils pédagogique choisi effraie, puis porte doucement ses fruits : le théâtre.
Une comédienne-metteuse en scène s’est proposée pour intervenir auprès de mes apprenants, des demandeurs d’emploi étrangers. Nous avons convenu d’un programme adapté aux objectifs de la formation : l’accès à l’emploi et l’autonomie langagière. Il ne me restait plus qu’à l’annoncer au groupe. Si l’idée de faire du théâtre peut effrayer nombre d’entre nous, il s’agissait ici de persuader des non-francophones prisonniers d’un passé douloureux (guerre, kidnapping, violences, etc.), de la pression d’une communauté ou encore de codes culturels ou religieux forts, d’adhérer à un atelier théâtral en français. Il fallait donc prendre des gants compréhensifs et engageants, si possible.
Par la porte-fenêtre
J’ai introduit l’atelier en mentionnant la venue d’une nouvelle personne. J’ai inscrit au tableau « Ida Tesla, metteuse en scène»