Le cinéma, pas seulement fin juin
Le cinéma est un art à part entière, avec une profusion d’œuvres qui peuvent trouver une place dans bien des moments d’apprentissage et d’initiation culturelle.
Qu’il est irritant pour un passionné du 7e art de voir le cinéma ravalé à des moments de pure distraction pour occuper les fins d’année, ou même d’illustration d’une séquence de français ou d’un cours d’histoire, sans qu’il y ait prise en compte de la valeur artistique des films, de leur complexité, abandonnée dès lors qu’on renonce à travailler sur la spécificité du langage de l’image et qu’on réduit le film à n’être qu’un reflet du réel. Je voudrais ici donner quelques exemples d’utilisation d’extraits de films, plus ou moins longs, dans des cours de français, avec quelques incursions trop rares du côté de l’interdisciplinarité. La seule ambition de cet inventaire est de proposer quelques pistes, de remplir une boite à idées que chacun doit se construire sur les rapports entre images et textes.
Le cinéma peut d’abord jouer un rôle d’embrayeur, de facilitateur. Plus aisé d’accès que l’écrit pour nombre d’élèves, il permet de se représenter des personnages, des lieux, de témoigner d’une époque, de rendre plus abordable un langage parfois bien éloigné de leur univers habituel. Bien des profess…