Le bon vieux temps
Miroir, miroir, dis moi qui est le plus respectueux ? Collégien « nouveau promu » de la massification scolaire, l’auteur, devenu enseignant, interroge les notions de respect, d’ordre et d’autorité dans l’école des années 70 et celle d’aujourd’hui.
En 1972, j’ai 11 ans, je rentre au collège, comme plus de 460 000 collégiens, contre un peu plus de 32 000 en 1964 et 1965. Le collège accueille alors sur ses bancs, en raison de l’explosion démographique et de l’augmentation rapide du taux de scolarisation en 6e, un nombre très important de « nouveaux collégiens ». Je fais partie de ces nouveaux collégiens, je dirai même de « ces nouveaux promus », issus d’un milieu ouvrier, à qui l’école donne la chance d’entrer en 6e.
L’école m’ouvrait grandes ses portes. J’entrais au collège à l’âge de la sortie de l’enfance, à l’âge des questions, des transformations et sans doute aussi à un âge où l’envie d’…