La parenthèse imaginaire
Comprendre la construction d’une ville dans l’espace et le temps, ou le fonctionnement d’un réseau d’acteurs économiques : deux activités de géoprospective en cycle 2 et 3 pour appréhender les notions dans leur complexité avant de les nommer.L’introduction de l’imaginaire en géographie induit un changement de paradigme dans lequel les savoirs disciplinaires n’ont plus le même statut. De « contenus à mémoriser » (dans le but de penser le monde plus tard), ils deviennent les outils d’une réflexion spatiale qui amène les élèves à questionner leur monde au présent et à comprendre que les réponses nécessitent la mobilisation de notions. Convoquer l’imaginaire en géographie n’est pas mobiliser le merveilleux mais bien le réel, connu ou entrevu au gré des pratiques spatiales vécues et au travers des perceptions d’espaces donnés à voir dans des médias variés. Ces derniers en effet décrivent des éléments d’un monde réel, tels les reportages et les documentaires, ou en proposent une interprétation plus ou moins réaliste, tels les albums de littérature de jeunesse, les films et les dessins…