Je ne veux plus être autonome !

Publié le Lecture : 15 min

L’autonomie, il faut s’en méfier. À cette notion ambigüe et galvaudée, l’auteur préfère réfléchir aux conditions du travail en équipe et de la construction démocratique d’un projet partagé.

L’autonomie est un concept bien commode pour les pédagogues1, d’autant plus commode qu’il n’est que très rarement défini, mais aussi pour les chefs d’entreprise qui en font un usage immodéré. Dès qu’un concept réunit deux univers aussi éloignés que celui de l’école et celui de l’entreprise, je me méfie ! Autant je puis concevoir l’autonomie pour un établissement ou un État (quoique les efforts pour le Kosovo aient été vains en cette année 1999), autant ce concept me semble creux, voire dangereux quand il s’agit de personnes. D’où mon cri primaire, voire primal : je ne veux pas être autonome, je préfère être démocrate.

Au jeu de l’auto, il n’y a pas que des gagnants

« En matière d’éducation, l’autonomie consiste pour l’élève à se donner ses propres fins, ses propres méthodes et à apprendre à s’autoévaluer. Elle est susceptible de degrés et de progrès, et engage à une redéfinition des tâches et des rôle…

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