Il fait moins noir quand quelqu’un danse
Muriel Lacour utilise la danse avec ses élèves adolescents comme métaphore d’écriture, tiers d’apprentissage. Le corps en mouvement permet l’émergence d’un langage, de sujets pensants et apprenants.La place accordée au corps dans les apprentissages à une période de la vie où les changements physiologiques bouleversent l’image de soi, et interrogent par conséquent l’adolescent dans son rapport à soi, à l’autre, est réduite à la portion congrue. On parle de son fonctionnement en SVT (sciences de la vie et de la Terre), on le met en activité en EPS, on s’y arrête, lorsqu’il traduit en symptômes les troubles de l’adolescent.
Mais quand lui donnons-nous l’opportunité de s’exprimer ? Et si l’on s’appuyait sur lui pour faire advenir le sens, les mots ?
Le succès d’interventions de danseurs dans le cadre de l’atelier théâtre (élèves volontaires en 6e, 5e) m’a conduite à proposer des projets alliant analyse d’œuvres chorégraphiques en histoire des arts, ateliers ponctuels avec des danseurs et sorties à toutes mes classes de co…