« Fais comme je te l’ai fait vivre »
Si enseigner c’est remettre cent fois son ouvrage sur le métier, il en va de même pour former. Sauf qu’enseigner peut s’apprendre à travers les façons dont on est formé. C’est ce que l’on appelle l’isomorphisme.
Vous êtes encore étudiant ou enseignant stagiaire et vous vous apprêtez à devenir enseignant : vous allez suivre un parcours de formation dans une école supérieure du professorat et de l’éducation (ESPÉ) : félicitations ! Notre mission : vous enseigner les didactiques des disciplines, les théories de l’apprentissage, la psychologie de l’élève, la résolution des conflits entre élèves, la démarche d’investigation et bien d’autres choses encore.
Cependant, trouveriez-vous cohérent que nous vous enseignions tout cela sans jamais vous le faire vivre de manière concrète ?
Après avoir formé vos collègues et prédécesseurs, voici ce que nous observons bien souvent en classe lorsque nous les visitons et qui nous semble être la norme : des tables rangées en autobus, un enseignant le plus souvent face à des élèves qui ont à faire des exercices standardisés, de manière simultanée, avec peu de variété dans les contenus et modalités proposés (exemple, 9 h-10 h dictée…