Faire face à Facebook
Marie Freland a fait des études en psychologie et en philosophie avant d’obtenir le Capes de lettres modernes. Un croisement qui a peut-être renforcé cette conviction : l’apprentissage de la langue est pour Marie Freland le vecteur premier du développement d’une pensée personnelle et citoyenne chez les élèves, et l’enseignement de la langue et de la culture littéraire, en ce qu’il contribue à favoriser l’expression des sentiments et des idées, permet de construire une société d’individus responsables et sachant dialoguer. Jusque dans leur usage des réseaux sociaux.
Les réseaux sociaux sont omniprésents au collège et au lycée. Faire comme s’ils n’appartenaient pas à l’école, c’est se voiler la face. Nous pourrions détourner les yeux de Facebook, Twitter et autres Myspace, en arguant du fait qu’ils n’ont rien à voir avec les savoirs et compétences acquis à l’école. Mais les messageries instantanées doivent être prises au sérieux par les éducateurs, au sens où elles ne sont pas une mode, mais un mode de communication qui conditionne les relations sociales. Leur influence est d’ores et déjà …