Espoirs et rudes réalités

Publié le Lecture : 21 min

Un texte très émouvant sur l’accueil sans concession réservé à une juriste d’entreprise devenue professeure des écoles stagiaire. Les terribles conséquences d’un mauvais accueil dans une équipe.

Jeudi 3 juillet 2014, 10 h 30. Je rafraichis pour la énième fois la page sur laquelle doivent figurer les résultats d’admission du CRPE (concours de recrutement des professeurs des écoles). Ça y est, les résultats sont publiés. Je cherche mon nom, imaginant bien qu’il n’y sera pas. Le voilà ! Il figure parmi les noms de toutes ces personnes qui sont admises. J’ai réussi. Cette reconversion, je l’espérais par-dessus tout. Toute une année à réviser, soirs, weekends et vacances, en parallèle de mon emploi actuel. Beaucoup de moments en famille, avec mon mari et mes enfants, sacrifiés, mais pour la bonne cause, manifestement.

J’ai 35 ans, deux enfants, une dizaine d’années d’expérience de juriste dans le privé, et ce sentiment de plus en plus prégnant que mon travail n’est utile à personne. Mais une nouvelle vie professionnelle s’offre à moi avec ce concours et dans deux mois à peine, je ferai ma première rentrée, en même temps que mon petit garçon.

L’été passe. Je fais mes adieux à mes collègues et à ce monde dans lequel je ne trouve plus de sens. J’ai eu la chance de pouvoir choisir l’école dans laquelle je voulais être. Je sais que l’année ne va pas être simple car j’ai tout à apprendre, je vais devoir jongler entre l’ESPÉ (école supérieure du professorat et de l’éducation) et l’école, dans deux classes élémentaires de niveaux différents, qui plus est. Mais je suis motivée plus que jamais.

La prérentrée

Je prends contact avec les deux maitresses avec lesquelles je vais partager les classes…

Déjà abonné ? Connectez-vous

Ce contenu est réservé aux abonnés.

Vous avez pu lire gratuitement 15% de cet article, créez un compte et nous vous offrons sa lecture.
Abonnez-vous pour pouvoir lire tous nos articles !

À lire sur "Formateur d’adultes"

Qu’est-ce que le « bon » travail enseignant : des définitions qui s’actualisent dans le réel de la classe

En prolongement de la première partie de leur enquête sur le « bon » travail enseignant, des étudiantes en master MEEF premier degré de l’académie de Nantes montrent comment des enseignantes expérimentées doivent arbitrer en permanence entre la progression formelle des programmes et les besoins réels des élèves, et pourquoi elles sont parfois amenées à faire des compromis avec leurs idéaux professionnels

Publié le 23 septembre 2026 16 min
Piloter un projet européen, ça change quoi ?

Le projet CulturEurope mené par l’Inspé de l’académie de Créteil a réuni des formateurs de toutes disciplines pour créer des ressources qui feront vivre la culture européenne dans les classes et aideront à construire un « sentiment d’appartenance européenne » chez les élèves. Pour les formatrices et porteuses du projet, qu’est-ce que cela a changé ? Témoignage.

Abonné Publié le 18 septembre 2026 4 min

À lire sur "Formateur d’adultes"

Qu’est-ce que le « bon » travail enseignant : des définitions qui s’actualisent dans le réel de la classe

En prolongement de la première partie de leur enquête sur le « bon » travail enseignant, des étudiantes en master MEEF premier degré de l’académie de Nantes montrent comment des enseignantes expérimentées doivent arbitrer en permanence entre la progression formelle des programmes et les besoins réels des élèves, et pourquoi elles sont parfois amenées à faire des compromis avec leurs idéaux professionnels

Publié le 23 septembre 2026 16 min
Piloter un projet européen, ça change quoi ?

Le projet CulturEurope mené par l’Inspé de l’académie de Créteil a réuni des formateurs de toutes disciplines pour créer des ressources qui feront vivre la culture européenne dans les classes et aideront à construire un « sentiment d’appartenance européenne » chez les élèves. Pour les formatrices et porteuses du projet, qu’est-ce que cela a changé ? Témoignage.

Abonné Publié le 18 septembre 2026 4 min