Entre le télescope et le microscope
Les constellations font l’objet de nombreux dossiers et mémoires de la part des candidats au certificat d’aptitude aux fonctions de formateur, et leur lecture montre qu’il existe une très grande diversité de mises en œuvre de ce dispositif. Observons-donc ces constellations, à travers et au-delà ces travaux étudiants, à l’aide de différentes focales.
Les constellations sont des objets très étranges, à la fois lointaines et brillantes, attirantes et inquiétantes, mais surtout insaisissables. Leurs contours sont aléatoires et varient selon les époques, c’est le regard des observateurs qui les a progressivement définies. Une constellation réunit des étoiles souvent très éloignées les unes des autres, tant en distance qu’en âge, qui n’ont d’autre rapport entre elles que d’être visibles dans une même zone du ciel depuis un endroit particulier de la Terre. Les sociétés mésopotamiennes, premières sociétés humaines ayant laissé la trace d’identification de constellations, sont aussi les premières à avoir eu le moyen de laisser cette trace : l’écriture.
Autant dire que les constellations n’existent que dans notre imaginaire collectif qui les a très tôt associées à un mode d’écriture du temps (calendriers) et de prédiction de l’avenir (astrologie). Les constellations ont une puissance d’évocation poétique et de rêve dont nous ne saurions nous passer ! Leur existence idéelle a d’ailleurs des effets sur la vie de ceux qui les regardent et qui espèrent ainsi trouver un sens à leur existence et à leur action. De là à prendre les discours, les rêves et les désirs de ceux qui les regardent pour la réalité de l’univers, il y a un pas que les astrophysiciens ne franchis…