Éloge du compte rendu

Pourquoi tenir un cahier de liaison entre enseignants qui se partagent une classe ? Pour échanger des informations, des ressentis, mieux se connaitre et ne pas se sentir isolé.
Pas très exaltant, le compte rendu ! Travail de greffier (ça sent un peu la poussière et le rond-de-cuir). Pas d’imagination, surtout pas ! Pas non plus d’analyse comme dans un rapport, pas d’anticipation comme dans un plan d’action : le compte rendu, ça travaille sur du bois mort. Travail de fossoyeur ? Eh bien moi, j’aime bien, ou plutôt, je trouve cela extrêmement utile, et pas seulement comme trace, mais aussi comme outil d’intervention. Un outil d’intervention aux effets assez étonnants dans certains cas. Un outil capable en effet de relancer l’énergie d’élaboration, de redonner de l’élan à un groupe de travail vacillant, de contrer l’autodévalorisation et le découragement dans des parcours collectifs ardus. Tout cela sans perdre de vue la vérité des choses et les écarts restant à traiter.
Je m’en sers pour des interventions de dynamique sociale que je mène depui…