Disney, et tous les autres
Montrer d’autres versions de contes adaptés au cinéma que celles d’une certaine grande firme américaine bien connue des élèves est une occasion de développer leur imaginaire, de montrer aussi la diversité du traitement par l’image animée des contes traditionnels.
« Dans la vraie histoire, il y a un chat méchant et c’est celui de la belle-mère. » Voilà la réponse donnée par un élève d’une classe de CE2 à la suite de la lecture de Cendrillon de Charles Perrault. La « vraie histoire » fait référence au dessin animé de Disney, seule version du conte connue par les élèves de cette classe. Cette adaptation américaine, les élèves la connaissent non seulement dans sa version animée, mais aussi grâce aux albums publiés par Disney et adaptés du film. Pour ces enfants du XXIe siècle, l’imaginaire autour du conte de Cendrillon est invariable : c’est celui proposé par les studios Disney. Pour l’enseignante de cette classe, l’objectif était de les en détacher, en proposant ce conte dans des versions très différentes, tant écrites qu’animées.
Les contes constituent une matière littéraire malléable et adaptable en fonction des époques et des publics. Pendant des centaines d’années, ils ont circulé et se sont développés dans une littérature orale, apanage des milieux populaire…