Désespérément libre
En évoquant son entrée dans le métier, une enseignante d’école primaire s’interroge sur les ambigüités et les limites de son autonomie. Elle évoque également les perspectives ouvertes par la « Charte pour une école du XXIe siècle » de 1998, qui résonnent encore aujourd’hui dans le cadre de la « refondation » en cours.
Si l’autonomie, c’est être seule, je peux dire que mon entrée dans le métier d’enseignant fut une traversée du désert. Au premier plan, la suppléance me jette sans filet, au hasard des besoins, dans les abimes des premières pratiques. Au second plan, une formation initiale de deux mois saupoudre des savoirs et des idées qui ne peuvent s’articuler avec une pratique récente sur le terrain. À l’horizon, une certitude s’impose …