C’est quoi ce travail ?

Pourquoi attraper un stylo, s’installer devant un écran et rédiger quelques paragraphes sur son boulot en général ou un de ses épisodes ? Ce n’est pas toujours marrant, rarement facile ; et pourtant, il arrive qu’on s’y colle.
Si l’on a mené quelque « action innovante » et qu’on veut la coucher noir sur blanc, ce peut être par désir de partager une expérience inédite que l’on tente ainsi de « mutualiser », dont on pense qu’elle sera « valorisée » par un écrit qui lui « donnera du sens », qui en constituera la « trace », pour laquelle on peut avoir été « accompagné », afin de « s’exprimer » pour qu’elle soit « visible ». Hum. Voilà bien des guillemets. Ils signalent un lexique usité dans l’Éducation nationale dont les mots indiqueraient de légitimes motifs de prendre la plume. Toutefois, il est possible qu’on ne reprenne pas ces termes à son compte, ou pas seulement : il peut y avoir d’autres causes qui conduisent à s’imposer la tâche de transcrire une, son expérience professionnelle. Et, éventuellement, des raisons de se défier de ces mots qui déterminent un style, ce qui n’est pas grave, mais induisent des contenus, ce qui est plus préoccupant.
Imaginons des conditions optimales : un projet à peu près ficelé, des notes assez exhaustives prises au fur et…