VO ou VF ?
De quoi se mêle le professeur de français en ouvrant largement ses cours au répertoire étranger, en particulier par le jeu théâtral ?
Commençons par un détour : Shakespeare, dans Henry V, montre comment à la Cour de France, la princesse, future épouse du jeune roi anglais, sollicite une leçon d’anglais par une dame de compagnie, les deux usant d’un sabir cocasse, que voici textuellement :
Catherine : « Alice, tu as été en Angleterre, et tu bien parles le langage […]. Je te prie, m’enseigner. Il faut que j’apprenne à parler […]. Comment appelez-vous le pied et la robe ?
Alice : — Le foot, madame, et le count.
Catherine : — Ô Seigneur Dieu ! Ils sont mots de son mauvais, corruptible, gros, et impudique, et non pour les dames d’honneur d’en user ; je ne voudrais prononcer ces mots devant les seigneurs de France pour tout le monde. Foh ! Le foot et le count… (sic) »
Au-delà de l’éventuelle faiblesse en langue vivante, on voit surtout un manque d’audace et donc de liberté pour le manque…