Un vaste malentendu
Les activités pédagogiques complémentaires (APC) prennent le plus souvent la forme d’un soutien. Mettre en place des modalités différentes lors de ces temps d’accompagnement devrait permettre de restaurer la confiance des enseignants, mais aussi celle des élèves. Exemple avec un dispositif : le débat sociocognitif étayé.Malgré les moyens et les dispositifs d’aide mis en œuvre par l’institution depuis de nombreuses années, la difficulté scolaire persiste et reste au cœur des débats sur l’éducation dans notre pays. Parmi ces dispositifs d’aide, les activités pédagogiques complémentaires (APC) sont fortement critiquées : une enquête menée en 2015 à l’initiative d’un syndicat d’enseignants du premier degré met en évidence la défiance des enseignants à l’égard de ce dispositif.
Deux faits importants. Le premier d’entre eux est le manque de formation des enseignants pour mettre en œuvre ce dispositif (tendance confirmée par l’enquête précédemment évoquée). Le deuxième fait est finalement une conséquence du premier : n’ayant pas été formés, les enseignants ont mis en œuvre des activités assimilables à du soutien, modalité pédagogique courante, mais dont les effets ont été maintes fois critiqués, notamment par Michel Perraude…